" Toute personne qui est sérieusement impliquée dans les progrés de la Science, devient consciente de la présence manifeste d'un esprit largement supérieur à celui de l'homme en face duquel, avec nos modestes facultés, nous devons nous sentir humbles."

 

Albert EINSTEIN était pacifiste, et "en 1945, lorsqu'il comprend que les Etats-Unis vont réaliser la première bombe atomique de l'histoire, il écrit à Roosevelt pour le prier de renoncer à cette arme".

LE NUCLEAIRE

Au matin du 6 août 1945, "la bombe [à l'uranium] explosa à environ 570 m  d'altitude, au dessus de l'hôpital Shima, pratiquement au cœur de la ville (Hiroshima). La boule de feu avait 5.486 m de diamètre et sa température atteignit, au centre, quelque 100 millions de degrés. Ceux qui la regardèrent devinrent aveugles. Plus de 10 km² de cette ville de 130.000 habitants furent pulvérisés. Les maisons s'effondrèrent sous le souffle de l'explosion ou furent détruites par l'incendie qui fit rage pendant 2 jours. Environ 88.255 bâtiments furent détruits : magasins, églises, hôpitaux, casernes de pompiers, postes de police, écoles, bureaux ou appartements. Des gens qui se trouvaient à proximité du centre de l'explosion s'évaporèrent littéralement; d'autres furent complètement carbonisés."

"Le 9 août 1945, un nouvelle bombe atomique [au plutonium] fut larguée sur Nagasaki cette fois. Elle explosa à environ 500 m d'altitude, à proximité de l'école de médecine de l'université de Nagasaki."

L'humanité venait d'entrer dans une ère nouvelle entièrement différente des précédentes : l'ère atomique. L'homme, pour la première fois, disposait d'une technologie capable de le faire disparaitre de cette planète, soit par accident, soit par la volonté d'un dirigeant fou.

Jean MARCON


VIVE LA CRISE ?

Tournesol 4 heloise brunC'est clair: la situation économique est difficile, le chômage augmente et les conséquences sociales risquent fort d'être désastreuses.

Et pourtant, la crise actuelle ne serait-elle pas une chance pour que notre planète puisse enfin respirer un peu mieux ?
                                                       
"La crise a fait plus en un mois pour l'environnement que tous les Grenelle de l'environnement du monde", ironise Marc Fiorentino, président d'Euroland Finance.

Rappelons-nous qu'en 1973, le choc pétrolier avait déclenché une "chasse au gaspi", avec la mise en œuvre d'importantes mesures d'économies d'énergie. Malheureusement, il s'en est suivi la nucléarisation massive de la France qui dépend aujourd'hui du nucléaire pour 80% de son électricité.

En 2008, de nombreux analystes estiment que, cette fois-ci, le changement des modes de consommation pourrait être durable. La baisse du trafic routier, aérien ou maritime, liée au recul de la consommation et des investissements, se traduit déjà par une réduction des émissions de gaz à effet de serre. D'ici à 2030, l'industrie des énergies vertes multiplierait son chiffre d'affaires par cinq, de 70 à 360 milliards de dollars, avant d'atteindre en 2050 la taille de l'industrie fossile aujourd'hui.

Alors que l'industrie nucléaire annonçait triomphalement que nous assisterions à une "renaissance du nucléaire", les ambitions sont aujourd'hui largement revues à la baisse. La réalité est tout autre que ce que laisseraient croire ces annonces tonitruantes : notons, par exemple, l'arrêt du projet de construction de 12 réacteurs nucléaires en Afrique du Sud, ou encore la fin brutale des perspectives du candidat battu à la Maison Blanche, John McCain, de construire 45 réacteurs. Les actionnaires américains, relevant souvent du secteur  privé, recherchent des durées d'amortissement courtes, peu compatibles avec le nucléaire, et réfléchissent désormais à des perspectives plus prometteuses. Tenant compte de cette nouvelle donne, Barack Obama semble faire preuve d'une grande prudence : il affirme vouloir régler au préalable la question du retraitement des déchets. La renaissance tant annoncée du nucléaire aux États-Unis pourrait donc tout simplement ne pas avoir lieu.

Autre exemple : au Canada, l'État d'Ontario repousse la décision de construire une centrale en évoquant la "débâcle" des marchés boursiers, mais aussi le degré de risque financier.

C’est dans ce contexte d'une recomposition du paysage économique et financier international que de nouvelles perspectives positives sont possibles.

Cette crise profonde doit nous permettre de tourner la page en allant rapidement vers une société qui favorise la sobriété énergétique et les énergies renouvelables. Face à l'épuisement des ressources fossiles, ce sera la seule voie possible pour les générations présentes et futures.

Avec à la clé plus de justice sociale : des factures allégées grâce à des logements mieux isolés, de très nombreux emplois grâce aux énergies renouvelables, moins de pollution grâce à un développement ambitieux des transports en  commun, etc.

Tous les espoirs sont donc permis.

Continuons à nous mobiliser pour une société plus sobre et plus juste !

Philippe Brousse, Éditorial de la Revue "Sortir du nucléaire" n° 41 - février 2009

 

Environnement : seules les énergies renouvelables créeront des emplois (ONU)

AFP - 24.04.09 - L'économie mondiale ne sortira de la crise et ne créera des emplois qu'en investissant dans les énergies renouvelables, a affirmé vendredi au G8 de Syracuse Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (UNEP). Le potentiel de création d'emplois dans l'économie verte est "énorme" et même "exponentiel", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse en marge d'une réunion des ministres de l'environnement des pays du G8 et des grands pays émergents.

"Personne ne réalise que 2,2 millions d'emplois dépendent déjà directement de la production des énergies renouvelables et que ce chiffre est équivalent à l'ensemble des emplois dans les secteurs du pétrole, du gaz et du charbon", a-t-il précisé. En Corée du sud, les investissements dans "l'économie verte" ont permis de créer 350.000 emplois, notamment pour assurer l'approvisionnement en eau potable à la population et défendre les écosystèmes. Si l'Europe et d'autres pays faisaient de même, "cela permet de penser que nous assisterions à une explosion de la création d'emploi dans le monde", a-t-il dit.

Le directeur de l'UNEP a affirmé qu'il avait le sentiment que le G8 de l'Environnement à Syracuse "avait enregistré le message que la sortie de la crise économique se ferait par les investissements dans l'environnement". "Nous sommes à un moment de l'Histoire où il nous faut décider si notre futur est marron ou vert", a encore affirmé M. Steinger pour qui les pays réunis à Syracuse "ont finalement réalisé que le temps pressait" si l'on veut "à la fois sortir de la crise économique et sauver les emplois, la santé, la bio-diversité et la prospérité pour le présent et le futur".

M. Steiner s'est dit très satisfait des "résultats substantiels" obtenus lors de la réunion, même si, a-t-il reconnu, il reste "un petit nombre de questions fondamentales à résoudre" avant le sommet mondial sur le climat organisé par l'ONU à Copenhague en décembre. Ces problèmes concernent les objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre et le financement des investissements nécessaires à la révolution verte, a-t-il précisé.